De la mauvaise graine
Avec elle (Louise Tassin), on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu.es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger.es... sans l'appui d'une main-d'œuvre immigrée précaire.
Décrivant un roman type de cette mouvance, l’écrivain Hervé Prudon s’en délecte en 1979 :
Mal écrit, mal ficelé. Cheap. Et malsain, sadique, sans coeur ni idéal, plein de meurtres atroces. Vivant, quoi. Goûteux, savoureux, tendre comme un croûton-pistache. Un recueil d’immondices, un pain perdu de pourriture. Mettez votre feuille blanche dans les vieilles chiottes publiques le matin, et revenez le soir. Le monde y est imprimé, sui generis. Authenticité garantie. La vraie vie. Portrait de l’artiste en soupeur2.
Le petit monde des auteurs de bandes dessinées est certes varié et l’on y trouve des profils originaux. Mais il y a fort à parier que celui d’Hubert Maury – officier diplômé de Saint-Cyr, ancien militaire, ancien diplomate – est assez unique en son genre… Reconverti à plein temps dans la BD, Maury donne au compte-gouttes des albums où il puise dans son expérience professionnelle passée pour illustrer de façon extrêmement convaincante les réalités de la géopolitique du sous-continent indien. Ainsi de Le pays des purs consacré aux reportages de la photographe de presse Sarah Caron au Pakistan à la veille de l’attentat de décembre 2007 qui coûta la vie à Benazir Bhutto ou de Dissident Club, Chronique d’un journaliste pakistanais exilé en France, autobiographie de Taha Siddiqui, journaliste d’investigation pakistanais contraint à fuir son pays après une tentative d’assassinat.
Farce flaubertienne, Retour aux souches présente sur le mode de la satire l'extrême droite française. Une caricature aussi percutante qu'hilarante : le parti Grabulement organise une formation pour ses cadres et vous êtes invité. Au programme ? Vacuité et opportunisme qui ne s'encombrent pas de cohérence.
Tiens tiens !!
Plutôt l'acheter que penser pouvoir l'emprunter. Tayo !!
Rita arrive à l’école et voit son fils à terre, un genou de flic sur son dos. Elle tente de comprendre. Que s’est-il passé pour que la police s’acharne ainsi ? La directrice parle d’un « parpaing ». Ce n’était qu’un caillou. Les insultes racistes, elles, ne semblent pas mériter d’enquête. À neuf ans, Mathis n’est déjà plus un enfant : il est noir. « On ne le traite pas comme un criminel, il EST un criminel », lui lance l’un des charmants keufs.
2 bouquins que je me garde sous le coude.
(...) se méfier de toute dépolitisation du sujet qui ferait peser l’entière responsabilité sur les individus. Derrière nos addictions, comme toujours, il y a des entreprises, des modèles économiques, des power points.
Je vais commencer par l'éteindre purement et simplement. Comme je n'ai pas d'autre REZO social que Mastodon, je passerai lire qqs trucs sur l'ordinateur. Et on verra quand rallumer un smartphone un samedi...
Dans l'imaginaire collectif occidental, Vladimir Poutine est un personnage sournois et complotant constamment pour détruire ses ennemis dans le monde entier. Mais comment un officier intermédiaire du KGB sans distinction est-il devenu l'un des dirigeants les plus puissants de l'histoire russe ? Dans quelle mesure sa posture de leader intraitable est-elle une performance calculée ?
Toujours un plaisir de suivre le chemin de Terreur Graphique.
Le chroniqueur vend bien ce bouquin.
Du chaudron dont il est question !
Le mur de Berlin s’effondre, entraînant dans sa chute l’illusion d’un monde bipolaire née dans les ruines de l’après-guerre. Le chaos gagne le champ politique et la société humaine entre dans l’ère de la mutation digitale. Le grand cirque millénariste peut enfin ouvrir ses portes. Prenez place, le spectacle va commencer… Laurent Courau
La revue à venir me fait très envie. Cet article introductif met déjà la barre là où il faut.
J'aime le détail qui suit. Je la connaissais avec les pattes de lapin...
Quand j’étais enfant, les rencontres avec la vie sauvage lors de nos promenades du dimanche se limitaient déjà à quelques chevreuils. Les sangliers étaient surtout visibles sur les portes des granges, où les chasseurs avaient pour tradition de clouer leurs pattes coupées.