Décrivant un roman type de cette mouvance, l’écrivain Hervé Prudon s’en délecte en 1979 :
Mal écrit, mal ficelé. Cheap. Et malsain, sadique, sans coeur ni idéal, plein de meurtres atroces. Vivant, quoi. Goûteux, savoureux, tendre comme un croûton-pistache. Un recueil d’immondices, un pain perdu de pourriture. Mettez votre feuille blanche dans les vieilles chiottes publiques le matin, et revenez le soir. Le monde y est imprimé, sui generis. Authenticité garantie. La vraie vie. Portrait de l’artiste en soupeur2.
"Cette immersion dans la France éloignée des centres de décisions donne la parole aux hôteliers de Lozère, aux employés de lotissements pavillonnaires de la Nièvre, aux ouvriers ruraux de l’Ardèche, aux chômeurs des bassins miniers, aux petits patrons d’Ille-et-Vilaine ou aux fonctionnaires de l’Allier. Demain, la France des « invisibles » sera-t-elle enfin prise en compte ?"
Bernanos dans le texte :
« Lorsqu'on pense aux moyens chaque fois plus puissants dont dispose le système, un esprit ne peut évidemment rester libre qu'au prix d'un effort continuel. Qui de nous peut se vanter de poursuivre cet effort jusqu'au bout ? Qui de nous est sûr, non seulement de résister à tous les slogans, mais aussi à la tentation d'opposer un slogan à un autre ? »
Et en vidéo !