Le pouvoir compte sur notre découragement. Les manifs se dispersent et les grèves s'essoufflent. Le ciment de nos républiques, ce n'est pas l'adhésion, c'est la résignation. Les affaires d'un pays sont rendues trop complexes pour être intelligibles à tous ses citoyens. C'est ainsi qu'on les dirige. En France, particulièrement depuis la dissolution, l'ampleur du mépris de ceux d'en haut. Tout continue comme si de rien n'était. Personne ne bougera de toute façon. Quand un appel à tout bloquer se profile, les autorités bouclent les rues avec des troupes surarmées. Dans ces moments-là, les rois masquent difficilement leur peur. Ils se retrouvent nus et leur emprise devient terreur. Les corrompus, les fascistes, les écocides, apparaissent alors pour les nuisibles qu'ils sont. Les soulèvements sont alors toujours révélateurs. Il ne s'agit pas de grand soir, mais d'une lucidité collective qui se trouve au delà de la colère. Quand il n'y a plus d'autre choix que de réagir. Découvrez trois docs qui disent ce qui se passe quand les peuples ne se laissent plus endormir, quand la réalité est devenue trop terrible et trop absurde.
"Ces images filmées par un drone confirment que des déplacements massifs de détenus ont été effectués dans le plus grand secret au Xinjiang, où le Parti communiste chinois mène une campagne d'assimilation et de détention forcée des minorités ethniques."
Florilège non-exhaustifs des passages qui en dsent bien plus long que ce qui est écrit dans ce bon article. Si l'on recoupe avec ce que l'on vit en tant que parent d'élèves, c'est le pompon !
"Le message des formateurs en e-réputation est clair, les enseignants doivent se garder d’exprimer leur opinion publiquement, et donc sur Internet."
"Pourtant quand on consulte les textes, les choses sont claires : il n’y a pas, dans la loi, d’obligation de réserve pour les enseignants."
" Les fonctionnaires doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions » (article 26)."
"Dans une tribune célèbre, Anicet Le Pors, l’homme qui a conduit l’élaboration du statut général des fonctionnaires en 1983, rappelle le principe fondamental posé par l’article 6 de cette même Loi : « La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires » et leur statut, ajoute Le Pors, « ne leur impose pas d’obligation de réserve ». Cette liberté d’opinion a pour conséquence « de permettre au fonctionnaire de penser librement, principe posé dès l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui vaut pour les fonctionnaires comme pour tout citoyen : "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi." »"
"Nota 2 : on lira avec intérêt ce billet de blog de JC Geslot, "Encadrer la parole enseignante ? Il y a 150 ans déjà", signalé par le Café pédagogique, et qui parle d’« une double tradition de l’administration de l’enseignement de la France : le musèlement de la parole enseignante d’une part, et une politique de communication visant à donner une image lisse et positive du monde scolaire. » On lira aussi avec intérêt cet article de Louise Tourret sur Slate, qui écrivait en novembre « Il faut se méfier de celles et ceux qui voudraient nous faire croire que les profs ne sont pas censés avoir d’opinion sur ce qui se passe dans l’Éducation nationale »..."
[À SUIVRE en 2019...]