Après 15 ans de médiation, je me reconnais complètement dans ces deux paragraphes :
Beaucoup de problèmes de l’humanité ne proviennent pas du fait qu’il n’y a pas de solutions, mais qu’en réalité, les gens aiment se plaindre et ne veulent surtout pas résoudre le problème. Parce que le problème fait désormais partie de leur identité ou parce qu’ils ne peuvent pas imaginer la vie sans ce problème ou parce qu’en réalité, ils bénéficient de l’existence de ce problème (on appelle ces derniers des « consultants » ).
Il y a une technique assez simple pour reconnaître ce type de situation : c’est, lorsque tu proposes une solution, de te voir immédiatement rétorquer les raisons pour lesquelles cette solution ne peut pas fonctionner. C’est clair, à ce moment, que la personne en face ne cherche pas une solution. Elle n’a pas besoin d’un ingénieur, mais d’un psychologue (rôle que prennent cyniquement les vendeurs).