"La nuit a toujours été plus que la suite du jour où la bourgeoisie festoyait, allait se dégonder au bal ou au spectacle, elle est le lieu des autres cultures, contre-cultures au sens propre, délirantes, carnavalesques, politiques et sexuelles, aux affranchissements mêlés, le plus souvent, en un tourbillon envapé ou psychédélique, et qui ne seraient jamais nées, n’auraient jamais essaimé, sans l’obscurité lézardée de lueurs tremblotantes de flambeaux ou hachée de stroboscopes clignotants."
Un retour d'expérience et des remarques trempée d'expertise et d'un bon sens "scientifique". Les colibris n'ont qu'à bien se tenir. Et nous devons réfléchir et infléchir les politiques locales pour se vraiment NOURIR.
"Parmi les nombreuses prises de conscience liées à la pandémie de Covid-19, la question de l’autonomie alimentaire est probablement l’une des plus importantes. La vulnérabilité des flux logistiques, la concentration des centrales d’achat, le rôle central de la grande distribution, la spécialisation des régions sur une ou deux productions agricoles, l’importance des marchés mondialisés, font que la sécurité alimentaire pourrait bien, dans un contexte de changement climatique très rapide et de crises sanitaires, devenir un problème non seulement pour des pays émergents, mais aussi pour de nombreuses régions françaises."
"Relancer la culture locale des céréales, disposer d’infrastructures de transformation, sanctuariser des débouchés pour ces productions par des contrats locaux (cantines, EHPAD, coopératives et AMAP), mais aussi (surtout ?) stocker en permanence un ou deux ans de grain semblent être des objectifs prioritaires, plutôt que de se lancer dans un énième projet de maraichage bio."
"Ce qui doit être mutualisé, partagé, « en commun », ce sont d’abord les champs de grandes cultures pour la communauté locale, la production de grain et de paille, pas les jardins. Pour les porteurs de projets alternatifs de tiers lieux ruraux ou de villages « autosuffisants », la culture des plantes à graines devrait être une priorité collective. A l’opposé, chacun peut cultiver à son rythme un bout de potager avec des légumes pour sa cellule familiale (et, à titre personnel, je ne veux pas tenir un Soviet pour choisir ma variété de carottes)."
from Stef Bloch - Filmmaker on Vimeo
"« C’est pas parce qu’on est minoritaire qu’on doit avoir honte »
Dans le Paris en mutation des années 80, le jeune Picard Marsu se retrouve au cœur du mouvement punk et du rock "alternatif". Des squats à la musique, tout est politique. Les squats sont encore teintés des modes opératoires de la lutte armée. La musique, elle, Marsu la conçoit comme un vecteur d’éducation populaire, comme une démarche globale qui propose une façon de vivre et un rapport au monde différent, à une époque où la jeunesse étouffe."
Superbe noir & blanc - sujet(s) qui donnent le frisson - la photographie grand-britaine au top !
"le chargé de développement de l’association, qui nous embarque pour une visite du musée situé entre Venarey-les-Laumes, Montbard et Semur-en-Auxois, au cœur de qu’il aime appeler le « Tripoli » local. (Tripoli étant le nom donné à une ville issue de la réunion de 3 autres villes, ndlr)"
Wesh, là j'ai bien rigolé ! Merci Pierrot ;)
Ça alors, il s'en passe de belles aux pays des Ducs de Bourgogne !
"Un nouvel apartheid s’est abattu sur l’Afrique du Sud, et en creux sur le monde entier. Soit vous appartenez à une grande entreprise (qui vous emploie, vous loge, vous soigne et vous nourrit) ; soit vous vivez hors de son monde. Au sens littéral du terme : vous n’avez pas accès aux restaurants, écoles et commerces que les entreprises réservent à leurs employés, ni aux lignes de transports et immeubles d’habitations dédiés également aux employés. Soit vous avez un smartphone qui vous sert non seulement à vous connecter au réseau, mais également à prouver votre identité ou à accéder à votre argent ; soit vous n’êtes pas connecté et vous êtes à la frange, condamné à vivre d’expédients et à vous faufiler entre les mailles du filet."
"Lucas Belvaux, c’est ce réalisateur belge engagé et discret qui a récolté des prix en pagaille, le frangin de Rémi Belvaux, le Rémi de C’est arrivé près de chez vous. Dans sa musette, la fameuse « trilogie Lucas Belvaux ». Trois films pour des histoires différentes mais dont les personnages s’entrechoquent entre eux. Dingue. Il a aussi réalisé Rapt, basé sur l’histoire de l’enlèvement du baron Empain, avec Yvan Attal, ou encore Chez nous, sur la montée de l’extrême droite dans le nord de la France. Un cinoche fiction sociale, politique, engagé. Il a également joué dans les films d’Yves Boisset, de Claude Chabrol, Jacques Rivette, Olivier Assayas, et beaucoup dans les siens."
« Le Canard » a enquêté de Wuhan à Pékin, de Shanghai à Hong Kong sur cette Chine qui a tombé le masque. A lire sans quitter le sien !
Voilà, on y vient ! Et en avant la gouvernance mondiale
"« Nous comprenons que vous puissiez faire des erreurs d’interprétation. La prochaine fois que vous organisez une activité académique, nous vous aiderons à trouver des professeurs qui pourront venir expliquer au public belge la réalité objective de la Chine. » C’est ainsi que s’adressent à moi deux attachés de l’ambassade de Chine à Bruxelles lors d’un déjeuner auquel ils m’ont aimablement conviée." Vanessa Frangville
"C’est tout l’intérêt du livre du journaliste allemand Kai Strittmatter, Dictature 2.0, quand la Chine surveille son peuple (et demain le monde) (Taillandier, 2020), que de porter un regard bien plus large sur l’état de la surveillance en Chine. En s’intéressant aux discours, aux lois comme aux actes du gouvernement chinois, le correspondant à Pékin du Süddeutsche Zeitung dresse un constat bien plus glaçant sur la néo-dictature technologique chinoise."
"Le terme « entropie » est dû au physicien allemand Clausius. En 1850, étudiant la relation entre la chaleur et la pression dans un système clos, il cherchait un mot pour dénommer cette fonction. Helléniste amateur, il tira du grec le terme « entropie » en 1865. Depuis lors, celui-ci désigne l’algorithme qui définit un phénomène précédemment non remarqué. En choisissant précisément ce mot, Clausius nous a rendu service. En grec classique, entrôpeo signifie tourner, tordre, pervertir ou lier. Plus d’un siècle après son introduction dans la physique, le terme grec semble toujours capable de traduire une déviation frustrante antérieurement inconnue, qui pervertit nos meilleures énergies sociales et intentions morales."
Disque magnifique, calme et curieux. Ne vous fiez pas àà la pochette même si le phénix rôde !
"Rien à voir avec le "socialisme démocratique" de Jaurès et de Blum. Le Parti s'enferme dans le néo-maoïsme : contrôle dominant de la société et de l'économie par le PCC, fermeture et autosuffisance."
"Nous ne vivons pas une montée des populismes, mais l’avènement d’une nouvelle condition de l’individu contemporain. Nous sommes les enfants d’une histoire faite de désillusions successives et qui, aujourd’hui, est arrivée à un point d’extrême saturation. Des désillusions à l’égard des pactes sociaux mis en place après la guerre de 1945 appelés à cimenter le corps social", explique le philosophe. "C’est un choc entre deux états contraires : les désillusions sociales et le mirage de puissance offert par l’industrie du numérique". ERIC SADIN
"Cette immersion dans la France éloignée des centres de décisions donne la parole aux hôteliers de Lozère, aux employés de lotissements pavillonnaires de la Nièvre, aux ouvriers ruraux de l’Ardèche, aux chômeurs des bassins miniers, aux petits patrons d’Ille-et-Vilaine ou aux fonctionnaires de l’Allier. Demain, la France des « invisibles » sera-t-elle enfin prise en compte ?"
Pas près de voir cet opéra "aux groove futuristes". Patience...
"« C’est l’histoire qui va nous juger. Jusqu’à présent, vous voyez bien que l’Europe compte toujours, elle contrôle toujours. Nous sommes toujours dans le même bateau. Dans le spectacle, je dis : ils sont venus, ils avaient la Bible et nous on avait la Terre. Ils nous ont dit de prier ensemble les yeux fermés. Mais lorsqu’on a ouvert les yeux, ils avaient la terre et nous la Bible ! Peut-être que si l’Afrique n’avait pas été colonisée par des financiers et des capitaines d’industrie qui voulaient nos matières premières, l’Afrique et l’Europe seraient autres aujourd’hui. On ne le saura jamais… »"
L'ambiance et les actrices-acteurs nous font faire un périple initiatique pour un beau film de jeunesse.