« Nous vivons dans un monde plutôt désagréable, où non seulement les gens, mais les pouvoirs établis ont intérêt à nous communiquer des affects tristes. La tristesse, les affects tristes sont tous ceux qui diminuent notre puissance d’agir. Les pouvoirs établis ont besoin de nos tristesses pour faire de nous des esclaves. Le tyran, le prêtre, les preneurs d’âmes, ont besoin de nous persuader que la vie est dure et lourde. Les pouvoirs ont moins besoin de nous réprimer que de nous angoisser, ou, comme dit Virilio, d’administrer et d’organiser nos petites terreurs intimes. La longue plainte universelle qu’est la vie … On a beau dire « dansons », on est pas bien gai. On a beau dire « quel malheur la mort », il aurait fallu vivre pour avoir quelque chose à perdre. Les malades, de l’âme autant que du corps, ne nous lâcheront pas, vampires, tant qu’ils ne nous auront pas communiqué leur névrose et leur angoisse, leur castration bien-aimée, le ressentiment contre la vie, l’immonde contagion. Tout est affaire de sang. Ce n’est pas facile d’être un homme libre : fuir la peste, organiser les rencontres, augmenter la puissance d’agir, s’affecter de joie, multiplier les affects qui expriment un maximum d’affirmation. Faire du corps une puissance qui ne se réduit pas à l’organisme, faire de la pensée une puissance qui ne se réduit pas à la conscience. »
Gilles Deleuze
Dialogues avec Claire Parnet
Paris, éditions Flammarion, 1977
"Sans contrefaçon, je suis un garçon ! Dans l'Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c'était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d'homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d'un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d'homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité."
Denis Robert est sur le départ de Le Média TV - les commentaires tout pourris se bouscullent sous cette vidéo - c'est fou ce que le cerveau humain est prêt à se fabriquer comme leurre et déni pour se persuader d'avoir raison - le circuit de la récompense à soi-même, comme de la masturbation...
c'est quand même dommage pour Denis Robert qui est un peu le thermomètre du bon vouloir des princes...
Solidarité avec lui !!!
Bernanos dans le texte :
« Lorsqu'on pense aux moyens chaque fois plus puissants dont dispose le système, un esprit ne peut évidemment rester libre qu'au prix d'un effort continuel. Qui de nous peut se vanter de poursuivre cet effort jusqu'au bout ? Qui de nous est sûr, non seulement de résister à tous les slogans, mais aussi à la tentation d'opposer un slogan à un autre ? »
Et en vidéo !
"En tant que formation cohérente et fusionnante, il ne sait pas mourir. Sans doute parce que nous avons encore des choses à exprimer par la voix, la musique et le corps. C’est la leçon de cette expérience inédite dont je vous livre une vision toute personnelle. Nous vous disons donc à bientôt. Prenez soin de vous et des autres."
"Pour savoir ce qu’on fait avec le signifiant « république », il faut d’abord savoir où on en est avec lui aujourd’hui. Où on en est, je crois que c’est désormais très évident : à la droite de la droite. Il faudrait s’interroger pour savoir si un signifiant politique majeur a jamais connu pareille glissade en un si court laps de temps. Nous avions vécu une longue période où « république » était indubitablement un marqueur de gauche ; en trente ans, il est devenu un point de revendication de tout ce qui est à droite, voire très à droite, voire à l’extrême-droite. L’ancienne UMP se rebaptise « Les républicains », la macronie pré-fasciste est « La république en marche », même le RN se revendique républicain. Mais surtout « république » est désormais le parfait faux-nez, je dirais même le faux-nez de tous les faux-nez : les faux-nez de la « laïcité », du « féminisme » et, pourquoi se gêner, de « l’universalisme », sont abrités, et rassemblés, sous le grand faux-nez synthétique de la « république ». En fait « républicain » est désormais un clin d’œil, un demi-mot, un code name, un point de ralliement (à peine) masqué. "
"Derrière la belle histoire du progrès il y a en fait une autre histoire. Une histoire écrite par des puissants. Des dirigeants politiques plus ou moins inspirés, des industriels, des énergies fossiles et de la chimie, des lobbyistes et des financiers en tous genres qui, en deux siècles, ont façonné nos modes de vie sans jamais cesser de servir leurs propres intérêts."
" Autre grand intérêt du livre, les précieux rappels à propos de la nature des technologies qui nous entourent. Le fait qu’elles ne sont pas neutres d’abord. Encore et toujours, le répéter. Sans quoi toutes les questions politiques qui leur sont liées disparaissent soudainement. Ainsi, écrit l’auteur à propos desdites technologies : « se contenter de s’interroger sur les moyens d’en limiter ou d’en circonvenir les effets délétères une fois leur déploiement acté, est à peu près aussi efficace qu’espérer éteindre un feu de forêt en comptant simplement sur la bonne volonté des arbres de ne pas se consumer » "
"Mi-drame, mi-documentaire, ce film montre l'impact humain néfaste des réseaux sociaux. Des experts en technologie tirent la sonnette d'alarme sur leurs propres créations."
Une lecture prochaine pour reprendre la mesure des luttes à venir !
"Un livre "intervention" (nom de la collection chez C&F Editions). Un livre qui se veut utile. Et immédiatement mobilisable. Vous me direz s'il l'est. Action située pour délibération incarnée. Vous me direz si j'y parviens. Un livre pour tenter d'un peu mieux comprendre ce "numérique", ceux qui le font, ce vers quoi tout cela tend et ce qui nous y attend. Des portraits donc. Portraits imaginés mais aussi toujours ancrés dans nos réalités. Portraits de ceux qui font et qui ce faisant souvent portent préjudice sans y penser, sans se déterminer à le faire mais sans s'astreindre à le défaire. Portraits et préjudices. Orgueil et préjugés. Pride and prejudice. Portraits et préjudices."
"Depuis le début du mois de septembre se tient à Paris le procès des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher survenus en janvier 2015. Le dessinateur de bande dessinée François #Boucq suit pour Charlie Hebdo les deux mois de procès.
Ses dessins qui sont publiés toutes les semaines dans l'hebdomadaire sont quotidiennement mis en ligne sur le site internet et feront l'objet d'un livre en fin d'année. François Boucq dévoile sa façon de travailler, les défis à relever en tant que dessinateur et les sentiments engrangés par une telle expérience."
HEIL ! par Gébé
"Pour Michel Setboun, cette position de photo-reporter est un jeu de dupe auquel il faut se plier sans cesse pour parvenir à être publié, être reconnu dans la profession et survivre dans un milieu où les limites ne sont pas clairement définies."
Rone, c'est vraiment très chouette pour un dimanche tout en pluie et en escarbilles de la nuit !
"L’histoire se poursuit de façon chronologique et fluide (malgré la viscosité du produit), avec l’ascension de Rockefeller. Celui-ci comprend l’importance de contrôler tout le processus de transformation du pétrole afin de le revendre ensuite 50 fois le prix d’origine… Il fonde ainsi la Standard Oil, première des 7 sœurs, les 7 plus grandes compagnies pétrolières dominant le monde."
Vavavroum ! In da wall :..(
la stasi et la poésie
Ah, Baru, énorme auteur ! Et à propos du titre et de la chanson : "Bella Ciao, repris par la chanteuse populaire italienne Giovanna Daffini au début des années cinquante est un chant de révolte, devenu un hymne à la résistance dans le monde entier. Il renvoie à ces ouvrières saisonnières piémontaises qui travaillaient dans les rizières d’Italie du Nord et qui protestaient contre leurs dures conditions de travail."
"Á l'époque, cet avocat était soupçonné, comme bien d'autres acteurs du monde judiciaire, de renseigner Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog sur les écoutes menées sur leurs téléphones (Affaire Bismuth). Avant d'être nommé ministre de la justice, l'avocat Éric Dupond-Moretti estimait que ces magistrats étaient des « dingues » aux « méthodes de barbouzes »."
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Adaptée de l’enquête d’Ivan Jablonka, "Laëtitia ou la fin des hommes", la mini-série Laëtitia (6 x 45 minutes), réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, revient sur une tragédie qui, loin d’être un simple fait divers, a bouleversé les Français.
Brillant ! à voir absolument
"Dans ma bouche, j'ai un arrière-goût. C'est le goût étrange de l'air. Quoi exactement ? Du métal ? De l'acier ? De l'aluminium ? Je pense à Tchernobyl. Non. Cet air a un arrière-goût d'éther.
L'éther de notre futur ? L'arrière-goût de notre avenir inéluctable ? "