Quotidien Shaarli
April 12, 2026
Farce flaubertienne, Retour aux souches présente sur le mode de la satire l'extrême droite française. Une caricature aussi percutante qu'hilarante : le parti Grabulement organise une formation pour ses cadres et vous êtes invité. Au programme ? Vacuité et opportunisme qui ne s'encombrent pas de cohérence.
Barbarie spectaculaire.
Perpétuer ce que l'on reproche à ses "ennemis". Cynisme, xénophobie, fanatisme, abjections langagières, colonisation, tueries, je n'ai pas assez de mots pour qualifier ce que je perçois de la haine qui motive les chefs de guerre des États Unis et des promoteurs du Grand Israël génocidaire.
"On ne fabrique pas plus des armes pour les laisser rouiller qu'on ne cuit des pains pour les laisser rassir." Günther Anders dans "Le rêve des machines"
Alors quand le doute s’installe, j’essaie de me souvenir que, prédatrice de l’information, la propagande de guerre passe par la torsion du langage. Que c’est elle qui transforme le bombardement en «élimination», l’occupation en «opération», le civil déchiqueté en «dommage collatéral». Face à elle, l’information ne peut trouver sa justesse que dans le droit sans cesse rappelé, les voix civiles qu’il faut toujours porter, et, pour le peu qu’il nous est donné de faire, trouver ce qu’il reste de mots dans l’humanité des petites choses.
Au Liban actuellement, cette doctrine se double d’un projet d’annexion aux racines historiques profondes: établir une zone-tampon de 40 kilomètres jusqu’au fleuve Litani, qui deviendrait la nouvelle frontière de fait entre le pays du Cèdre et l'État hébreu. La preuve, s’il le fallait, que la stratégie de ce dernier est en train de dériver de l’obsession sécuritaire vers un projet messianique de Grand Israël.
Après tout, avons-nous la preuve concrète que le surnaturel n’existe pas ? Il est certain en revanche que les fantômes au Cambodge sont aussi les fantômes du passé, qui continuent de hanter une population toujours meurtrie par son histoire sanglante.