"Obsolètes
06 MARS 2020 | PAR VIOLENCEDUTRAVAIL.COM
Obsolètes, elles se sentent obsolètes, on leur fait sentir qu’elles le sont. Le sens de leur travail n’existe plus, elle parle du passé avec une réelle nostalgie, ce qui renforce leur sentiment d’être du passé, inscrite dans ce passé qui avait un sens, le sens du service public.
Elles ont la cinquantaine, elles travaillent dans un centre de la sécurité sociale depuis des dizaines d’années.
Quand elles ont commencé à travailler, elles avaient en charge les dossiers d’assurés du début à la fin. Elles savent qu’un dossier mal traité ou non traité, cela a des conséquences pour les assurés : un retard de remboursement de soins, un retard de versement des indemnités journalières, derrière ce sont des hommes, des femmes, des enfants, des familles qui peuvent se retrouver sans avoir suffisamment d’argent pour subvenir à leurs besoins essentiels. Elles le savent car elles les ont au téléphone, elles les rencontraient aussi, ça c’était avant…avant la mise en place des processus, avant le développement de l’outil informatique et surtout avant que tout ne passe par internet. Aujourd’hui, les usagers doivent poser leurs questions en ligne, on doit leur répondre en ligne, il n’est plus possible de faire une action sans qu’un usager ne dispose d’un compte en ligne. Or, elles, elles ont la plupart du temps au téléphone des personnes qui n’ont pas internet, qui ne savent pas se servir d’un ordinateur, qui ne savent pas écrire un courriel…
Avant quand on leur posait une question sur un dossier, elles pouvaient répondre à leur collègue ou à l’assuré avec certitude…aujourd’hui, elles ne peuvent plus, elles n’ont pas les informations.
Quand elles sont arrivées, elles disposaient de temps pour lire les notes d’informations, il y avait aussi des temps de formation et le travail d’équipe avait une place importante. Quand l’une d’entre elles avait une question, elle pouvait la poser à un collègue ou à son chef, elle obtenait toujours une réponse. De même, si l’une d’entre elles, rencontraient une situation spécifique elle en parlait à ses collègues pour qu’ils sachent comment agir. Le savoir se construisait collectivement par l’expérience des situations rencontrées.
Parcellisation du travail et monotonie des tâches
Mais c’est aussi parce que le travail a été parcellisé qu’elles ne sont plus en mesure de répondre aux questions. Aujourd’hui, chaque agent traite une partie d’un dossier, les actions qu’elles font sont mécaniques, on ne leur demande plus de s’occuper d’un dossier dans son ensemble, de réfléchir, de trouver une solution pour résoudre le problème de l’assuré, on leur demande de remplir un fichier Excel, de faire une action sans comprendre pourquoi et sans savoir si cela va permettre de résoudre le problème ou si à l’inverse cela aura un effet bloquant… plus personne ne pense. Il faut utiliser l’ordinateur, des logiciels qui changent tous les deux ans et pour lesquelles elles ne sont pas formées.
Obsolètes, elles se sentent obsolètes, on leur fait sentir qu’elles le sont.
Le sens de leur travail n’existe plus, elle parle du passé avec une réelle nostalgie, ce qui renforce leur sentiment d’être du passé, inscrite dans ce passé qui avait un sens, le sens du service public.
Après plusieurs dizaines d’années à venir avec plaisir au travail, à plus de 50 ans, elles viennent avec la boule au ventre, elles se surprennent à compter les heures de la journée, attendant de rentrer chez elles, mais chez elles, elles se sentent tristes, tristes de ne plus pouvoir faire leur travail correctement, mal de ne plus comprendre ce qu’elles font.
Attachées à leur métier, au service rendu au public, mais vieillissantes dans une organisation qui ne sait plus où elle va, au sein de laquelle on ne pense plus au sens de ce que l’on demande de faire, où on ne parle plus que du nombre de dossiers traités par chacun, où il n’est possible de rencontrer un conseiller que sur rendez-vous et pour lequel il faut parfois attendre plusieurs semaines… elles ne se sentent plus à leur place.
Elles sont 4, 4 à parler de leur situation ensemble, et c’est la première fois depuis des années. Elles se sentaient seules et l’espace de quelques heures, elles ne le sont plus. Elles font durer ce moment, car elles le savent dans quelques heures, elles se retrouveront seules face à leur ordinateur, à exécuter des tâches qui n’ont plus aucun sens.
Violencedutravail.com
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Voilà
Précarisation des autrices et même constat que dans le monde du travail en général. La bagarre s'organise, et c'est cool !
"Il faut vivre et non pas s'apprêter à mourrir."
Ah ben merdre alors :(
"A l’époque, rapper en français, ça faisait Chagrin d’amour. »
En effet, en 1981, le duo franco-américain, composé de Gregory Ken et Valli, raconte le récit d’une fin de soirée en parlant plus qu’en rappant, mais leur succès décourage les apprentis rappeurs. Lionel D, lui, a persisté. « Il a retravaillé ses textes en employant l’intonation d’un rappeur de Sugar Hill Records, Spoonie Gee », explique Dee Nasty. Lionel D rappe sur ce qui se passe autour de lui : la solitude, la misère, les habitants de son HLM. Dee Nasty, lui, veut égaler le son américain. Les deux acolytes ne se quittent plus."
Uh uh uh, ben nous on va maintenir notre DANSEZ TOILES ! ce dimanche 8 mars au musée Gorsline car on ne risque pas d'être 4999 d'une part, et puis on va la faire sa fête à la journée du droit des femmes.
Quand Virginie leur défonce le culte aux dominants, c'est à jouir. Elle incarne bien toutes nos raisons : ON VOUS EMMERDE !!!
puisque
"Votre plaisir réside dans la prédation, c’est votre seule compréhension du style. Vous savez très bien ce que vous faites quand vous défendez Polanski : vous exigez qu’on vous admire jusque dans votre délinquance. C’est cette exigence qui fait que lors de la cérémonie tous les corps sont soumis à une même loi du silence. "
Si je ne l'avais pas écrit avant, je le remets ici, ON VOUS EMMERDE !
Et ça pue toujours un peu plus ...(
"L’aboutissement de cette « mortification de soi » (le terme est de Goffman), qui suscite de la résistance ou de l’indifférence apparente (au nom du fait que nous n’aurions rien à cacher), serait de laisser la société d’exposition développer son emprise. Notre vie quotidienne ne ressemble-t-elle pas à celle du prisonnier sous bracelet électronique ?"
Ce qu'il faut faire pour naviguer avec un peu plus de sûreté.
Pour savoir de quoi il s'agit le mieux est encore d'aller à la ferme, au contact, prendre cette complexité en pleine face.
"Vous ne sortez jamais de chez vous ? Vous n’avez jamais vu en vrai un mouton, une chèvre, une vache ? Un poisson pour vous c’est un truc rectangle dans une barquette ? Une vache un truc qui rit en forme de triangle ? Vous pensez qu’un steak, c’est une sorte de semelle carbonisé dans un Big Mac ?
Vos pulls sont tous en acrylique fabriqués dans des usines de la lointaine Asie ? Vous n’allez jamais à la campagne de peur de mourir instantanément empoisonné par des pesticides ? Vous pensez que les agriculteurs sont des sortes de nazis payés par des lézards de la CEE pour vous endormir avec des gaz qui rendent moroses ? Vous êtes Vegan et vous savez plus pourquoi ?
Ces films sont pour vous !"
"On pourrait dire que, cette fois, c’est le système immunitaire de la Terre qui a identifié son agent pathogène le plus destructeur : l’être humain."
Voilà .......
C'est dit !
Ah, la santé de l'innovation n'a pas de prix. Dommage que France Info ne parle pas réellement du mode de financement derrière tout ça. Comme ci les seuls praticiens et hôpitaux qui cotisent pour le service puisse financer les 1400 postes et la machine de guerre qui va avec.
Et surtout :
"Je suis sûr que le ministère de la Santé serait prêt à payer fort cher l'accès aux données de Doctolib, pour par exemple l'aider à étudier à la loupe les délais de prise en charge dans les hôpitaux où ce système est installé", estime le docteur Pascal Charbonnel, membre du Collège de la médecine générale.
Un futur RH cette IA ?!??!
Quoi d'autre que de stopper la machine ⚠️ ?
ACCOMPAGNER la prise de conscience qu'il faille aller dans ce sens !
À propos de handicaps, de parcours de vie chahutés, d'accidents du travail, du sens à donner à tout ça.
Tourne-tourne rond point qu'on puisse faire le point.
Ou le coup de poing !
IMPRIMABLE - PLIABLE - DIFFUSABLE
P A S S I O N A N T !!!
"Anatomie pour les nul.le.s
Comment s'occuper d'une brûlure
Quelques éléments sur le système digestif
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Que faire de nos angoisses ?
Le système respiratoire
Mélanges de tisanes pour problèmes gynécos
L'addiction c'est quoi ?
Présentation du Groupe Soin
Voilà, c'est la deuxième brochure du Groupe Soin !"
"Quel avenir pour l’Homo Sapiens ? Où allons-nous, en tant qu’espèce ? S’arrêtera-t-on jamais d’explorer les espaces infinis ? En tant que préhistorien, François Bon estime que “nous sommes déjà en train de nourrir l’idéologie comme de préparer les formes de sociabilité nécessaires à cette mise en orbite”. Alors, plutôt que de penser à ce que nous réserve l’avenir, revenons un court instant sur le long chemin que nous avons parcouru. Et écoutons-le."
"Avoir un maire qui n’exerce ni mandat départemental, régional ou national, étant entendu qu’il n’effectuera pas plus de deux mandats consécutifs."
Voilà. Il y en 29 autres comme ça. Mais chacune et chacun peut se tor**er avec puisque ce ne sont que des propositions...
"Le tourisme de masse et le patrimoine représentent deux manifestations d’un même régime mémoriel, affirme Olivier Lazzarotti. La liste de l’Unesco n’est rien d’autre qu’un grand inventaire touristique."
Ça ne coûte vraiment rien de le répéter :
« Nous pensons à nos grands-mères et à nos grands-pères qui, s'ils avaient dû vivre au début des années 1940 dans un monde saturé des technologies que vous fabriquez, n'auraient pas survécu plus de trois semaines dans la clandestinité, et n'auraient pas pu organiser des réseaux de solidarité dissidents pour résister au régime nazi. » La Quadrature du net